Le bonheur au travail

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Qu’est ce que le bonheur, au juste ? Est-ce simplement rire, s’amuser ; ressentir des émotions positives, en somme ? Ou est-ce plus large que cela ? La notion d’appartenance, de sens, d’utilité, de but ; la capacité à être dans l’instant présent, en toute conscience, à fixer notre attention sur ce qui nous entoure et prendre garde à ce qui est bon autour de nous sont pour autant nombre d’éléments qui rentrent dans la composition du « bonheur ».

Et le travail, alors ? Par essence, le travail salarié se fait dans l’intérêt d’un Tiers, l’entreprise. Mais ne peut-on pas concilier les deux ? La vie au travail ne se résume pas (ne devrait pas se résumer!) à attendre cinq jours de la semaine les deux jours du week-end, ou 47 semaines de l’année les 5 de congés payés : « on perd sa vie à la gagner ».

Alors, le bonheur au travail, ne serait-ce pas la meilleure des options ?

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Sois le changement que tu veux voir en ce monde

Anieto2k
CC Anieko2k

Gandhi, c’est un peu mon personnage de référence. Qu’est ce qui cloche en ce bas-monde? De nombreuses choses, la liste serait trop longue pour que je tente même de songer à en faire une ; mais la violence, qu’elle soit physique, morale voire institutionnelle, est celle qui engendre les plus grands ressentiments.

La « révolution des colibris » consiste justement, chacun à sa (petite) mesure, à se faire l’écho, l’instigateur, la cheville ouvrière du changement que nous voulons voir en ce monde. Et moi, je voudrais un monde avec moins de violence, plus d’écoute, plus d’empathie. Alors, j’ai fait une formation Faber et Mazlish.

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Bienveillance et empathie

Depuis quelques temps, je suis une formation Faber et Mazlish. Parce que j’avais envie d’évoluer dans ma relation à ma fille, et aussi parce que j’ai toujours été intéressée par les notions de non-violence, d’empathie, de bienveillance. Se mettre dans les baskets de l’autre, quoi.

Et bien, ma grille de lecture a changé depuis. Je décrypte mieux les sentiments, sensations, frustrations, colères, attentes, joies et déceptions des gens autour de moi. Pas seulement celles de ma fille hein, mais également celles de mon conjoint, de mes ami(e)s, de mon patron (!). Et moi qui ai toujours été un être compréhensif, je deviens une véritable éponge à sentiments. Pas dans le sens larmoyant-devant-la-moindre-publicité-mettant-en-scène-des-enfants, non. Dans le sens où je comprends désormais, au plus profond de moi, ce que ça doit faire d’être frustré comme ci, ou en colère comme ça, et que mes chemins neuronaux reproduisaient la sensation en question au plus profond de moi. Comme si je vivais le sentiment, mais par procuration.

Bon bref, toute cette longue introduction a pour but de vous dire que je reviendrai par ici vous partager quelques « habiletés » glanées au fil de cette formation, habiletés qui ont changé mon regard sur l’autre, mais aussi sur moi.

Rêveries

« J’ai rêvé l’autre nuit que je retournais à Manderley. J’étais debout près de la grille devant la grande allée, mais l’entrée m’était interdite, la grille fermée par une chaîne et un cadenas. J’appelai le concierge et personne ne répondit ; en regardant à travers les barreaux rouillés, je vis que la loge était vide. Aucune fumée ne s’élevait de la cheminée et les petites fenêtres mansardées bâillaient à l’abandon. Puis je me sentis soudain douée de la puissance merveilleuse des rêves et je glissai à travers les barreaux comme un fantôme. »

Dans ces premières lignes de son roman, « Rebecca », Daphné du Maurier m’avait semblé poser des mots si justes pour évoquer la capacité des rêves à altérer toute chose, à rendre l’impossible possible, à enchaîner si naturellement des événements pourtant contradictoires en termes d’espace temps que j’avais dévoré ce livre d’une seule traite, du haut de mes 15 ans.

Hier soir, alors que la pluie tambourinait sur le toit d’un ton léger, créant une sorte de bruit blanc, cocon étrange, je suis partie. Loin, dans un rêve aux contours nettement flous, sirupeux brouillard alchimique engourdissant mon cerveau qui vivement m’emmenait aux détours d’îles connues et délaissées. L’évidence des transitions jurait pourtant avec ce décors changeant en quelques secondes, le scénario rocambolesque avec les réactions sereines que j’avais la sensation d’éprouver.

Cette nuit, je suis partie. Loin. Et j’aurais bien aimé ne pas revenir.

L’ouïe-son [Lisons]

J’ai découvert depuis quelques temps les livres audio. Ils me chagrinent et me sont à la fois indispensables depuis.

Ils me chagrinent car j’aime le papier. Sa sensation, sa douceur, ses écornures souvent, ses ratures, parfois. J’aime observer l’orthographe de mots inconnus ou oubliés, leur position dans la phrase, leurs jeux lexicaux. J’aime ce temps d’introspection de la lecture, ce temps à soi, pour soi, pour penser alors que mes yeux continuent de suivre les lignes mais que mon cerveau ne les comprend pas, tout absorbé qu’il est dans ses réflexions, ou bien pour se plonger dans l’histoire et partir loin de tout, loin de soi, du monde, des autres. Ce temps où, pour pouvoir lire, je dois me poser, me reposer, m’asseoir ou m’allonger, me détendre.

Ils me sont également indispensables car je n’ai le temps ni de me poser, m’asseoir ou m’allonger, de me détendre, ni de laisser courir mes yeux sur des lignes alors que ma vie est une succession infinie et répétée de mille choses quotidiennes à penser, prévoir, planifier, faire.

Le livre audio me permet de faire les mille choses que le quotidien m’impose, tout en me permettant d’écouter une histoire qui n’emmène loin ou moins loin, mais qui me tient la main. Ainsi, j’écoute en conduisant, j’écoute en cuisinant, j’écoute en faisant le ménage, j’écoute en rangeant, j’écoute tout le temps que je ne consacre pas aux autres êtres vivants qui m’entourent. Et du coup, je dévore. Je « lis » sans cesse, au rythme des intonations des narrateurs dont le talent est variable, certes, mais qui me permettent de continuer à découvrir, chaque jour, de nouveaux chapitres, de nouvelles histoires, de nouveaux auteurs.

Mes oreilles ont des yeux, donc.