Sois le changement que tu veux voir en ce monde

Anieto2k
CC Anieko2k

Gandhi, c’est un peu mon personnage de référence. Qu’est ce qui cloche en ce bas-monde? De nombreuses choses, la liste serait trop longue pour que je tente même de songer à en faire une ; mais la violence, qu’elle soit physique, morale voire institutionnelle, est celle qui engendre les plus grands ressentiments.

La « révolution des colibris » consiste justement, chacun à sa (petite) mesure, à se faire l’écho, l’instigateur, la cheville ouvrière du changement que nous voulons voir en ce monde. Et moi, je voudrais un monde avec moins de violence, plus d’écoute, plus d’empathie. Alors, j’ai fait une formation Faber et Mazlish.

Tous les parents se veulent bienveillants avec leurs enfants. Evidemment qu’on ne fait pas des enfants pour leur crier dessus, ou avoir un geste malheureux de temps à autre. On ne fait pas des enfants pour passer nos nerfs sur eux. Pour autant, nous sommes souvent bien maladroits dans notre manière de les aborder.

Ma fille est encore petite, alors je ne voulais pas louper le coche, et risquer d’en faire une enfant qui ferait « pour faire plaisir » et non pas parce qu’elle aurait compris l’intérêt pour elle d’agir de telle ou telle manière; ou a contrario, d’en faire une enfant rebelle à la moindre parole parentale. Non pas que ces deux extrêmes soient les deux seules options à l’éducation d’un enfant, loin de là.

Dans leur ouvrage « Parler pour que les enfants écoutent, écouter pour que les enfants parlent« , les auteurs abordent ainsi, à travers sept chapitres, les différentes manières d’aider l’enfant à devenir un adulte respectueux de l’autre, mais aussi de lui-même.

1. « Aider les enfants aux prises avec leurs sentiments »
2. « Susciter la coopération »
3. « Remplacer la punition »
4. « Encourager l’autonomie »
5. « Utiliser les compliments »
6. « Aider les enfants à se dégager des rôles qui les empêchent de s’épanouir »
7. « Tout mettre ensemble »

Je reviendrai plus en détail sur chacun de ses aspects, puisque j’ai eu le plaisir de les approfondir en ateliers, mais la toute première chose que je veux partager ici, est la suivante:

On peut être non-violent, bienveillant et empathique sans être permissif
On peut être non-violent, bienveillant et empathique sans nier ses propres sentiments
(au contraire!)

Il ne s’agit pas de travestir ses sentiments, en faisant semblant que tout va bien et en parlant gentiment à l’enfant alors qu’on  bout littéralement à l’intérieur. Il s’agit de prendre conscience que l’enfant n’est pas forcément à l’origine de cette colère. Si l’on prend le temps de regarder à l’intérieur de soi, on se rend compte que l’origine de notre colère est essentiellement liée à l’un de nos besoins qui ne serait pas comblé : besoin de se ressourcer, d’être au calme, besoin de coopération, de participation, besoins relationnels et affectifs etc.

En identifiant ce besoin, on peut agir dessus. Exprimer simplement son attente à l’autre, en lui disant qu’on n’est pas disponible, qu’on a besoin de … (insérez ici votre besoin). La réponse est en soi, pas en l’autre. Il faut réussir à prendre soin de soi, pour pouvoir prendre soin des autres.

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