Végétarisme, mode d’emploi

Fruits et légumes
CC Phalinn Ooi

Végétarienne avérée depuis plus d’un an (après une période dite de « flexitarisme conscient »), me voilà ici, cher « croyant non pratiquant », pour t’aider à passer le pas si tu le souhaites, ou simplement te renseigner.

Alors, détrompe-toi, cher lecteur, je ne suis pas là pour faire du prosélytisme, et je suis la première à avoir adoré le goût d’un bon tournedos Rossini. Mais diverses considérations m’ont amenée à modifier mon alimentation, car il s’est avéré que, finalement, je ne consommais de la chair animale que par goût, et un peu par tradition aussi, parce que « c’est comme ça ». Voici donc un petit récapitulatif des trucs à savoir sur le végétarien, ce bel animal aux dents blanches et au sourire ravageur.

Première chose: devenir végétarien, ça veut dire ne plus consommer ni viande (rouge ou blanche) ni poisson (et oui, les petits bâtonnets de notre cher Cap’tain Igloo, c’est pareil). Si tu veux aussi éviter les œufs, le lait, les crèmes et le fromage, tu deviens végétalien. Et si tu refuses de porter du cuir, de la laine, ou mettre du mascara dans lequel il y a de la cire d’abeille, et bien tu deviens végan. Ce sont juste autant de paliers, que chacun franchit à son rythme (ou ne franchit pas).

Deuxième chose: « Mais comment tu fais pour les protéines?! » C’est un mythe, cette histoire de protéines. Oui, je parle bien de mythe, car, dans nos sociétés en surconsommation manifeste, ça n’est pas le manque qui pose problème, mais bel et bien le trop-plein. Il existe des protéines dans tout le règne végétal, et le fait de manger « un peu de tout », te permet de largement combler tes besoins en protéines au quotidien. Quand je dis « un peu de tout », ça ne veut pas dire que tes repas doivent varier entre riz, pâtes et boulgour. Mais ça veut dire qu’il faut manger un peu de chacune des grandes familles suivantes:

  1. les céréales : les pâtes, le riz, le boulgour, le quinoa, l’épautre, que sais-je (oui, en devant végétarien, tu (re)découvres aussi des aliments que tu n’as jamais mangé, ou presque.
  2. les fruits et les légumes : bon, là, quand même, j’espère que tu connais et que tu n’as pas besoin d’un dessin (5 fruits et légumes frais par jour tout ça, tout ça).
  3. les légumineuses : attention, c’est pas pareil que les légumes; ce sont les lentilles (les corail, mes préférées), les haricots secs (rouges, blancs), les pois chiches, le soja etc.
  4. les oléagineux : les noix, les amandes, les pistaches, les noix de cajou, les pignons.

Alors, si tu veux te faire un méga kiff, tu te prépares une grosse salade avec des endives, des pommes, des noix, du boulgour (bon ça c’est si tu es adepte du sucré-salé hein, chacun ses goûts), et déjà tu as couvert les 3/4 de ce dont tu as besoin. Tu n’es même pas obligé de manger un ingrédient de chaque famille lors d’un seul repas, il s’agit juste de prendre d’un peu de tout au cours d’une même journée.

Troisième chose: le tofu. Pitié, ne mange pas le bloc tout blanc moche de chez Björg sans le cuisiner, c’est immangeable comme ça. Tu vas te dégoûter du végétarisme pour une bête histoire de recette non indiquée sur le paquet ! Le bloc tout blanc moche de chez Björg, il faut que tu le découpes en allumettes (ou en cubes, je suis pas raciste), et que tu le laisses tremper dans une marinade de ton goût. Par exemple, moi j’aime bien le faire tremper dans de la sauce soja sucrée. Mais tu peux faire aussi dans du lait de coco avec du curry. Une fois que ça a bien macéré (j’aime bien le mettre au frigo la veille au soir pour le lendemain – ou le midi pour le soir, tu fais comme tu veux hein), tu le fais revenir à la poêle jusqu’à ce que ça commence à avoir une couleur sympa (genre caramélisé, si tu as pris de la sauce sucrée) ! Et tu mélanges à du riz, avec plein de légumes dedans. Miam assuré !

Quatrième chose: faire son coming-out. Maman, papa, papy et mamie, voire les amis, vont te regarder d’un air chelou, et certainement se désoler de ta future (pensent-ils) carence, se demander ce qu’ils ont manqué dans ton éducation, voire même râler en te disant que tu vas leur compliquer la tâche en cuisine. Tu vas sans doute entendre l’irrésistible argument du « cri de la carotte » (les carottes ont une âme, n’as-tu donc pas de cœur?). Souris, et ne t’inquiète pas : ça leur passera.

J’ai longtemps pensé que devenir végétarienne, ça serait dur. Mais non, en fait. Oh, je ne dis pas qu’il n’y a pas des moments où j’aurais bien envie de m’arrêter pour bouffer un Quick bien gras, mais quand même, je me sens mieux comme ça. On peut faire le choix du végétarisme pour des raisons de santé, pour des raisons de protection animale, ou par volonté écologique; mais avant tout, il faut le faire pour soi. Pour être bien dans ses baskets, être en accord avec ses idées, se sentir bien dans sa peau. Alors, écoute toi, et marine moi ce bloc de chez Björg, par pitié.

Love, marinade et noix de cajou.

PS: si tu veux te pencher un peu plus en détail sur les questions des protéines, du calcium, te renseigner de manière un peu plus complète et avoir des idées de recettes, tu peux télécharger le Guide du Végétarien Débutant.

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Une réflexion sur “Végétarisme, mode d’emploi

  1. Un joli billet ! C’est clair qu’il faut cuisiner le tofu, sinon il n’a aucun intérêt ! Mais ça les gens commencent à le savoir, ouf ! Sinon il faut goûter des tofus déjà prêts, comme le tofu frit ou le tofu mariné de chez Soy, qui peut être mangé cru. C’est délicieux !!

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