Pas-sciences

Je n’ai jamais été une scientifique. J’ai toujours été plus intéressée par la littérature, la poésie, l’art en général. J’ai toutefois découvert que les publications scientifiques, hybrides merveilleux de littérature et de sciences, étaient un puits sans fond dans lequel j’adorais me plonger.

Ainsi donc, j’ai commencé avec les grands noms. Einstein, « Comment je vois le monde », puis « La Relativité ». Cet homme, qui avait manifestement beaucoup de mal à communiquer avec le monde en personne, écrivait pourtant formidablement bien, vulgarisant de manière limpide des concepts qui jusque là m’avaient toujours semblé obscurs. Stephen Hawking m’a à son tour tendu les bras (« Une brève histoire du temps : du Big Bang aux trous noirs »). Un dernier Einstein m’a finalement orientée (avec « L’évolution des idées en physique : des premiers concepts aux théories de la relativité et des quanta ») vers ce qui deviendra une obsession notoire, la physique quantique. Avec Heinsenberg (« La partie et le tout : le monde de la physique atomique »), je connus ainsi une révélation : la physique m’ouvrait une nouvelle porte sur la philosophie, sur Dieu, sur le Pourquoi. La théorie des cordes, le chat de Schrödinger, autant d’émerveillements nouveaux et bruissants de mille promesses, donnant du poids scientifique aux fictions les plus incongrues de mon enfance, aux voyages dans le temps et l’espace, à la dématérialisation, au don d’ubiquité. « La route du temps » de Guillemant, nouvelle découverte, nouvelles rêveries, déterminisme honni pourtant ici étrangement rassurant.

L’air du temps n’est pas bon pour la physique atomique, pourtant. Tchernobyl, Three Miles Island et puis Fukushima, spectres fantomatiques angoissants de la puissance nucléaire. Je ne suis pas pro-fission. Un bon post envoyé hier par Marion Montaigne permet d’ailleurs d’avoir une meilleure idée, tout en finesse et humour comme à son habitude, de la manière dont fonctionne une centrale nucléaire (avec de très bons liens et commentaires en fin de post).

La fusion, par contre, me fascine. Elle semble une promesse propre et écologique difficile à croire. ITER, tout près de chez moi, a été l’objet de nombreuses angoisses. Mais une fusion contrôlée serait une énergie si puissante, si propre, si durable que cela semble impossible. Georges Vendryes, ingénieur au CEA, la qualifie d’ailleurs de joli rêve… Un rêve que les pro-fusion défendent pourtant bec et ongle (un bon article ici – un peu plus bas dans les paragraphes) sur la différence entre fusion et fission.

Bref, la science m’apprend chaque jour. Roman universel de l’existence de toute chose, le savoir scientifique me laisse humble et chaque jour un peu plus curieuse de comprendre. Merci Albert.

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