Orage au désespoir

Je sursaute violemment.

Le tonnerre vient de me sortir de ma rêverie inconsciente, et mes pupilles reprennent la mesure du réel qui l’espace d’un instant, m’avait totalement échappé.

Je guette les éclairs qui zèbrent le ciel et compte. Un, deux, trois, qua… BAM. Le voilà. La pluie est violente, et les bruits au dehors assourdis par le rideau translucide qui vient laver mes vitres. De temps à autres, les froissements éclaboussés de passants qui courent, fébriles, abrités pauvrement sous un manteau au col relevé, dérisoire protection contre la fureur des cieux.

J’imagine mon chat, lové bien à l’abri sur un manteau posé là, observant insolemment l’au dehors, et ce petit chien blanc en train de jouer (ou d’avoir peur!) au son des grands fracas qui surplombent la ville.

Les sensations sont universelles, quel que soit l’endroit. Je me rappelle les sentiments, les impressions en écoutant la pluie, en subissant son ire, et elles sont identiques, que ce soit là-bas ou bien ici.

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s