Interlude méditatif

Je me demande parfois si les cheminements d’une vie sont faits d’actes logiques et de choix personnels, ou bien de déterminations intrinsèques liées à l’inné et l’acquis. Ces choix eux-mêmes pouvant être déterminés, au final. Quand je me songe vieille, lorsque le temps m’aura rattrapée et saisie de ses doigts graciles et ravinés, qu’il m’étreindra fort, me laissant sage et calme, sans besoin de lutter ni de prouver rien à moi-même ou aux autres, je me vois sereine et détachée. Libre. « Ne me pleurez pas, car j’ai bien vécu ». Les cicatrices et les rides de ma peau parcheminée se faisant les témoins muets et criants de mon histoire, de mon passage. Mes yeux qui se ferment, repus de trop de lumière, de trop de vie. Que se dit-on, à l’approche de la fin? Laisser aller, laisser faire, lutte désespérée, réflexes de survie puisés aux tréfonds de nos tripes? Se dit-on « à quoi bon? »?

Aimer, souffrir, sentir, ressentir, pleurer, saigner, rire, chanter, vibrer, rêver, regarder les étoiles, marcher, caresser une peau, un pelage, courir, défier le soleil, avoir les poumons qui brulent sous l’effort, les yeux qui piquent,  les oreilles rouges à cause du froid, envie de bailler, les papillons dans le ventre, le cœur qui bat, des fourmis dans les jambes, des étoiles dans les yeux, des illuminations dans la tête, des projets, des éclairs, des espoirs, des envies, des désirs, des passions, des déceptions, des sursauts… Vivre.

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