Partir. Revenir.

Saccades incessantes de la vie.

Ici. Là-bas.

Aller, venir, repartir, retourner, revenir, s’en aller.

Monter dans un avion, c’est comme monter dans le sas de sa vie. En apesanteur, en attente. Vers quelque chose. Depuis quelque chose. Pas vraiment nulle part. Mais pas vraiment ici. Entre deux. Destinations. Horaires. Vies?

A travers le hublot, je me perds dans les reflets dorés des lumières de l’aéroport. Dans les gouttes de condensation sur les ailes de cet avion qui m’emporte. Me ramène? Est-ce que le mot « rentrer » évoquera un jour un autre pays que la France? Faut il des mois? Des années? Des décennies? Une bonne raison, si ce n’est pas une question temporelle?

Est-ce qu’un jour, on se retourne, et on voit le cheminement, la logique de sa vie, comme le trajet de ce vol, dessiné d’un trait grossier sur l’écran devant mes yeux?

Le soleil couchant sur Paris. La tour Eiffel, vêtue de bleu. Pardon à tous ceux que j’aurais voulu voir. Ne serait-ce qu’une fois. Pardon à tous ceux que j’aurais souhaité revoir, encore.

J’arrive. Où ça? Ici. Mon ici, ou le vôtre. Un seul et même ailleurs.

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