Ami lecteur, je m’en vais te conter ici les merveilleuses concavités et convexités de la pensée double X.
Les femmes, ami lecteur, ne veulent que des choses contradictoires ou à tout le moins inconciliables. Ca doit être lié à leur potentiel de chieuses, probablement issu d’un Œdipe mal dégrossi au départ (je veux ressembler à maman et avoir papa, ce qui n’est juste pas possible, parce qu’on ne pique pas les mecs des autres meufs, et à plus forte raison celui de la matrone). De plus, elles le savent, elles en sont conscientes.
Ainsi donc, la capacité projective de la femme n’a d’égale que son incapacité notoire à la mettre en pratique. Aussitôt une relation amoureuse entamée, l’air de pas y toucher, la femme imagine son cher et tendre en père et mari potentiel, parce que, parce que bon (parce que sinon ça sert à rien de se mettre en couple, rapport à cet instinct non pas grégaire mais vital de reproduction)(puis bon, faire des modèles réduits, c’est pas mal, au moins on s’ennuie jamais)(cessez de me couper, Maurice).
Par le biais de questions subtiles et d’une incroyable finesse, doublées d’un tact sans pareil (“Est ce que tu m’aimeuh? Et heu… tu me verrais en mère de tes enfants?”), la femme va donc tâter le terrain de la relation. Généralement, là, le mâle fait le malin (parce que le mâle fait souvent le malin, de tut’façon). Cependant, en cas d’approche frontale franche et positive de la part dudit mâle sur ces points, la femme va avoir tendance à freiner des quatre fers. D’une part, parce qu’elle n’est jamais véritablement sûre d’elle (parce que c’est flippant de se dire que c’est pour la vie, et que je peux pas vous retourner le produit si je ramène le ticket de caisse?), et d’autre part parce que c’est bien trop facile, il doit donc y avoir mammouth sous rocher. En effet, la femme aime le challenge (mais elle aime les trucs simples aussi, va comprendre).
Par ailleurs, n’oublie jamais qu’une femme ne va rien tant aimer qu’être la PREMIERE. Elle veut être la seule, l’unique, la number one au chart de ton coeur. Le couple, c’est un peu comme un Euromillion des sentiments, si tu mises sur le bon numéro et que tu donnes beaucoup, tu recevras au centuple, et après, hop peinard.
Ainsi donc, si nous devions résumer cet interlude sur la psyché vénusienne, je dirais que la femme c’est un mélange un peu étrange de romantisme, d’instinct, de challenge et d’indépendance. Qui fait que pour les mâles en face, c’est quand même relativement bouillant de savoir sur quel pied danser. Être prêts à s’engager, parfait messieurs, vous allez satisfaire son besoin pathologique de trouver un reproducteur. Mais faire baliser GRAVE la chieuse indépendante (qui a peur de souffrir aussi) qui sommeille en elle. Ne pas s’engager? Malheureux, vous venez de réveiller le dragon du challenge dans un duel à mort, parce qu’elle VEUT, quitte à trépigner, faire des caprices et taper du pied.
En fait, c’est difficile à résumer, mais bon, oui, on est méga chiantes.

2 comments
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octobre 6, 2009 à 8:26
benbelou
Ha ouais mais 100% d’accord. Tu peux rajouter le fait qu’on doit excuser, sans grogner, les milles erreurs de comportement de bas et tous les problèmes liés au cycle “lunaire” alors qu’on doit demander pardon mille fois pour le moindre mot mal placé (je parle pas d’injure hein, juste on dit un truc alors qu’il fallait en dire un autre).
Et je prends pas en compte que majoritairement on voit pas les merdouilles alors que vous les captez toutes.
Rastafari
octobre 6, 2009 à 8:31
nightoftimes
Oui mais globalement, les femmes restent des êtres parfaits, n’oublie jamais, homme, même si dans notre gracieuse bienveillance, on t’accorde le droit de râler (mais pas trop fort).
Ext. règle 4254 du Code de Communication avec la Femme.