Avec le temps, avec le temps va, tout s’en va, chantait Léo Ferré. Et il avait tout compris, le bougre.

Nous sommes soumis en permanence à cette espèce de tic tac biologique rémanent: valider ses études, trouver un travail, gagner de l’argent, prendre un appartement, trouver quelqu’un avec qui partager sa vie, faire un enfant, se marier (ou pas), changer de travail, voir les enfants grandir et quitter le nid, prendre sa retraite, mourir.

Chacune de ces étapes pouvant être précédée par le mot “vivement qu’on”. Comme si on n’était foutrement pas capables de juste apprécier ce qui se passe, là, maintenant, tout de suite. Je me doute que c’est un constat que plus d’un a fait, et tout le monde se fustige de réagir de cette manière, proclamant à coups de bonnes résolutions alcoolisées au Nouvel An de tout changer pour l’année à venir. Vivement qu’on change tout, tiens.

Par ailleurs, au fur et à mesure de ces étapes franchies, nous voilà confrontés à un nouveau tic tac. Inverse cette fois ci, basé sur les regrets du temps passé, du temps perdu. On repense à sa prime jeunesse, ses premières années, ses premiers baisers, premiers émois, premiers salaires, premiers pas des enfants etc.

Ainsi donc, par un syllogisme abscons, en viendrai-je au propos de ce post:

- Tous les humains sont de perpétuels insatisfaits

- Etre insatisfait c’est con

- Tous les êtres humains sont cons. CQFD.