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En mode cyclique…

While I’m far away from you my baby
I know it’s hard for you my baby
Because it’s hard for me my baby
And the darkest hour is just before dawn

Each night before you go to bed my baby
Whisper a little prayer for me my baby
And tell all the stars above
This is dedicated to the one I love

Mamas & Papas

Je ne suis pas quelqu’un de rancunier. Cependant, je me rêve parfois vengeresse, armée du bras justicier, levé bien haut, abattant la sentence fatidique.

A défaut d’avoir un quelconque pouvoir sur qui que ce soit ou quoi que ce soit de véritablement important, j’ai parfois bien envie de me venger de 3B.

Pour ce faire, lors de mes crises de délire avancé, j’aime à mettre en place un modus operandi pour l’opération Solstice Rédempteur.

Etape 1: création d’un compte internet dédié et anonyme de type fuckhead@hackermail.com, renvoyant lui même à un autre compte miroir anonyme, et ainsi de suite, sur 4 ou 5 niveaux (en boucle, la validation d’un compte se faisant via un des comptes précédents).

Etape 2: via un proxy anonyme, inscription de l’adresse pro de 3B à de nombreuses newsletters pornographiques quotidiennes et hedbomadaires sur des sites localisés aux US, au Canada ou au Brésil.

Etape 3: création d’un profil 3B sur Adultfriendfinder par exemple, avec insertion de l’adresse mail pro de 3B dans l’annonce sur le principe “tripleb (hâte) lacompagnie [poueng] comme”. Les moins teubés du site comprendront. Impossibilité pour lui d’effacer le compte, hébergé sur l’adresse créée en 1. A moins de reporter aux administrateurs du site, mais ça peut durer un petit moment.

Toutes les validations de ces étapes se faisant bien entendu via le mail anonyme précédemment créé en étape 1.

Etape 4: Si vraiment vraiment je veux jouer le vice, on peut aller jusqu’à cette étape supérieure consistant à récupérer les contacts professionnels de 3B, et leur envoyer via le mail de l’étape 1 un lien vers la page créée en étape 3. Ou mieux, pirater son adresse mail directement, et envoyer ce profil depuis son mail propre à tous ses contacts.
Très forte probabilité de classement en spam, ce qui est dommage, mais pas très grave.

Bon, en mettant ce plan en ligne, bien évidemment, je me condamne en quelque sorte à ne jamais l’appliquer. Mais le fait même de poser ces mots en une plannification stratégique me fait un bien fou. Catharsis sublime et libératrice.

Ainsi donc, vous savez tout. Je suis une nerd cathartique.

J’ai toujours été fascinée par le concept de Temps. A quel point il pouvait être flexible, fluide, coulant, glissant. Ou bien figé, éternel, inamovible, monolithique.

19 jours. 456 heures.  27 360 minutes. Voilà le temps qui me sépare de lui. Si court dans les faits, mais si désespéremment long.

Je me sens frustrée. Terriblement frustrée par ces moyens de communication qui contingentent notre relation. Par cette distance qui nous sépare. Par cette attente qui me broie l’intérieur.

Ainsi donc, pour patienter, je rêve. Eveillée, souvent. Mes yeux se perdent dans un vague flou qui matérialise faits et pensées, évoquant par touches souvenirs ou projections. Voire les deux mêlés.

Tout est matière à rêver. Cette fumée d’encens, dont les circonvolutions m’envoutent. Cette brume, accrochée en haut des tours, nuage perlé d’ivoire. Cette musique, dont un mot, une note, évoque par synesthésie la courbe de sa nuque.

Mon coeur n’est-il pas saint, plein d’une vie plus belle,

Depuis que j’aime ? Pourquoi me respectiez-vous davantage,

Alors que j’étais plus fier et plus grossier,

Plus loquace et plus vide ?

Ah, plaît à la foule ce qui vaut sur le marché;

Et le valet n’honore que le violent.

Au divin croient,

Ceux-là seuls qui eux-mêmes le sont.

L’acclamation des hommes

Voilà, je l’avais dit , , et ici aussi. Et je l’ai fait.

Depuis ce claquage de dém, je ne suis que pure jubilation. La sensation férocement extatique d’une libération, d’un poids levé de mes épaules, d’une boule d’angoisse jetée aux ordures. Un simple souffle d’air me soulève, je m’envole, arrachée des contingences médiocres et subies d’un asservissement par le travail.

Un soleil au creux de mes tripes, une explosion dans mon cerveau, tout part à Mach2, je respire enfin. J’inspire ma nouvelle vie à plein poumons. Je vibre et fuse, diffuse, me relève et m’extrais, m’émancipe et jubile.

Je ne suis que projets faits de riens, d’envies simples et calmes. J’ai cessé de vouloir être pour finir par être enfin. Cessé d’attendre demain, pour vivre maintenant. Tout est si simple, si é-vi-dent. Je fais fi des conséquences, me moque des questions, prends tout à bras le corps, en riant haut et fort.

Ah putain, je me sens BIEN.

Ma seule étoile est morte, et mon luth constellé

Porte le soleil noir de la

Mélancolie

Oui, j’avais des choses à dire. Et toujours, d’ailleurs, ça n’a pas changé. Toutes ces choses, qui me brulent les lèvres, qui me démangent, qui me taraudent.

Mais le fait de dire lève beaucoup de sens. Ca semble fade, mièvre, vide.

Les mots sont lourds et sans saveur, pour décrire cette torpeur débridée, cet enthousiasme serein. Tu me fais vivre en oxymores.

Les mots semblent dits et redits, usés, fatigués, tant tu sembles les avoir entendus. Pourtant, ils me paraissent si neufs et si vrais. Alors autant te voir indifférent que blasé.

Les mots sont ici anachroniques, une situation en décalage. Horaire. Géographique. Attendre pour voir. Pour savoir.

Tu les auras ces mots, tôt ou tard. Ils sont déjà là, à l’orée de mes lèvres, perlant au bout de mes songes. Mais retenir est nécessaire.

Pour le moment.

Pour le moment.

Ô ami lecteur. Oui, oui, c’est bien à toi que je parle. Toi, qui a tapé une requête quelconque pour tomber ici, que ça soit “borborygmes dans le cul” (si, si, il est possible d’allier deux registres de language complètement antithétiques dans une même requête), “photo de castor”, ou encore “Justin Timberlake est hot”.

T’es tu déjà demandé si on pouvait suivre à la trace tes pérégrinations internautiques au gré de tes requêtes successives sur les différents moteurs de recherche dont le net est foisonnant?

Et bien moi, oui. Je n’ai pas de réponse technique et argumentée, mais je pense que oui. Si on peut photographier un paquet de cigarettes dans la poche de quelqu’un à quelques centaines de kilomètres de notre atmosphère, si on peut faire des écoutes téléphoniques de portables avec géolocalisation, je ne vois pas pourquoi on ne pourrait pas retracer les requêtes de quelqu’un en suivant son adresse I.P.

Ordoncques, ami lecteur, si j’étais toi, je ne serais pas très fier. Parce que certains d’entre vous ne sont quand même pas très clean. Pour preuve, un florilège de vos requêtes les plus étonnantes. Voire crades.

Et d’ailleurs, notre BigBrother à nous, Google, lorsqu’il se rend compte que nos requêtes sont un peu folles, nous propose une solution nettement plus politiquement correcte.

Google est ton ami

Google est ton ami

Ou bien alors carrément démago.

Nan mais Google est VRAIMENT ton ami

Nan mais Google est VRAIMENT ton ami

Franchement, ça promet.