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Taf : 0 // VS // surfage intempestif sur les pages du grand Internet : 23440O4 (oui la lettre “o” s’est glissée dedans, mais je vous merde).
Il paraît que surfer permet une pause salutaire capable de réactiver la concentration et donc d’optimiser les performances a posteriori. Et d’après le dernier test fait sur fessebouc durant mes “heures travaillées”, je suis une neuro-droitière, comme 24% de la population mondiale.
Et bien, d’après ce test brillant et original, bourré de fautes d’orthographe comme la plupart des sémillantes inventions fesseboucquiennes, “pour un neuro-gaucher, rester à bâiller aux corneilles au bureau ne peut qu’être de la paresse. Pour un neuro-droitier, c’est sa manière de mettre son raisonnement en place. Pour un neuro-droitier, la non compréhension de ses idées par les neuro-gauchers peut être considérée comme un manque d’ouverture d’esprit“.
Ainsi donc, je glande, mais c’est parce que vous êtes drôlement fermés d’esprit, vous autres 76%.
Il y a des moments où… étrangement, tout va bien. Des moments où quoi qu’il puisse se passer, au final, tout roule. Des moments où tout semble évident.
J’ai souvent eu l’impression, dans ma manière de fonctionner, qu’il y avait un temps entre le moment où j’intellectualise une information (c’est bien, c’est bon, il faut que je le fasse), et le moment où je la métabolise véritablement, mon corps acceptant cette information, la faisant sienne et agissant en fonction.
Ces derniers temps, je métabolise à mort. Et ça fait un bien fou.
Billet d’humeur en mode mineur, intitulé “A tous les petits détails du quotidien qui me font chier”.
Ahem.
A toi, sac de café que j’ai laissé au frigo, mais qui ne contient pas assez de café pour moi ce matin, sache que mon îre est sans pareille, et que je désormais, je boirai du thé, avec du lait concentré sucré plein dedans. C’est meilleur pour les reins, paraît (et moins bon pour les fesses, mais si vous saviez ce que je m’en tape le cul, justement).
A la flaque laissée à la sortie de la douche dans laquelle j’ai marché en chaussettes, si tu me fais encore chier demain, je vais sévir, et acheter un caillebotis, quitte à défigurer ma maison comme dans un magazine façon “Côté Sud”.
A mon frigo vide, dépourvu même d’une bouteille d’eau (l’eau du robinet n’étant pas conseillée à la consommation, sauf bouillie, rapport aux milliers de saloperies qui se baladent dedans, et à sa douteuse couleur marron), je te boude ostensiblement puisque je fais un régime ces derniers temps, celui de mon porte-monnaie, dans l’attente de mon claquage de dém imminent.
Au paquet de cigarettes oublié à la maison, qui fait que je me passe de ma salutaire pause-déj-clope, permettant de remettre mes nerfs à un état de pression acceptable, je dis merde, parce que j’ai décidé (pour la énième fois, mais ça on n’est pas censé le savoir) d’arrêter de fumer. Et que désormais, je vais l’oublier tous les jours. Et ne plus fumer que le soir (comme un pompier, conséquemment).
A mon pc qui, comme un sale petit enfoiré qu’il sait être, bugue régulièrement toutes les 37 minutes, je te fais la menace franche et directe d’un formatage sans ménagement. M’en fous, j’ai un disque dur amovible, alors tu ne me sers presque à rien, espèce d’ingrat.
A vous, contrariétés ridicules, et qui me passent habituellement au-dessus dans un grand “Ah” de je-m’en-foutisme ostentatoire, mais qui aujourd’hui me tapent sur le système comme ce statut, ce commentaire effacé, ou ce non-au revoir, je ne parle plus. Je vous ignore, dans un élan salvateur de mon égo.
La vie c’est ça, un bout de lumière qui finit dans la nuit.
Louis-Ferdinand Céline
Voyage au bout de la nuit
Un regard. Un sourire. Et un tour de magie. Tout cela m’a menée ici. Bien plus loin que je ne le pensais au départ, au bout de tout, au bout de moi, de ma patience, de mon espoir. Cette corniche qui me nargue. Ce vertige qui me saisit.
Voici mon histoire. L’histoire de la fin d’un monde, de mon monde, de ma vie. Mes mains qui frappent les murs d’incompréhension qui m’entourent, qui frappent de toute la puissance pathétique de leurs paumes ; mes pleurs, rivières de rimmel qui m’engloutissent.
REWIND
Douce et calme. Et pleine d’avenir, qu’ils disaient. Voilà l’image que je renvoyais au monde. Joviale, ouverte et sociable, une image qui me convenait, c’est facile de prétendre, après tout. Il s’agit juste de sourire, et de se conformer à ce que chacun attend de vous. Injonction parentale à base de « Fais plaisir ». Faire le caméléon, en quelque sorte. Facile. Lâche, aussi.
Tout. J’avais tout. Si j’essaie de résumer ce « tout » un peu vague, je me rends compte que l’être humain se contente de peu, au final. Il se contente de rêves aussi médiocres que stéréotypés. Naïve innocence de ceux qui veulent se convaincre qu’ils sont heureux. Un boulot, un peu d’argent, d’autres êtres humains faisant office de compagnons d’infortune ou de fortune, des projets pathétiques. Un chien. Ou pire, un bébé. Super.
Ca, ça va faire bander les foules.
Mais il se contente de ça, l’être humain standard. On l’abreuve de conneries à la télévision, on lui vend du rêve en poudre, des paillettes et du strass, un peu de cul, aussi, mais uniquement en deuxième partie de soirée. Le CSA veille encore. Ou plutôt qu’une question morale, si l’on analyse au plus profond, faire rester les gens plus longtemps devant l’écran, c’est juste un gage d’obtenir davantage de recettes publicitaires.
Cela faisait pas mal de temps que j’étais déçue de mes congénères. Que tout me semblait triste et fade et mièvre. Même moi. Un regard, un sourire, un tour de magie. Et tout s’est enchaîné. Même moi.
C’est étrange de se dire que tout tient à si peu de choses. Le fameux déclencheur. Déclencheur de folie, d’espoir, de désespoir. Comme un loquet intérieur, qui cède à point nommé, qui fait que la balance penche brutalement d’un côté, après avoir longtemps frôlé le point de rupture.
Parfois tout semble possible. Tout. Et l’espoir est permis.
Parfois tout semble impossible. Tout. Et la mort est solution.
Et ce sourire, ce regard, m’ont fait penser que tout était possible. A portée de main. Trouver ce fameux bonheur, et se contenter de ces projets, ces espoirs, ce chien, ce bébé, comme un aboutissement heureux et désiré, alors qu’en mon for intérieur, je sais bien que ce n’est pas ça.
Je le savais, je crois, que ça tournerait mal. Roméo et Juliette. Les plus belles histoires d’amour sont toujours les plus terribles. En vertu d’un attrait immodéré pour le pathos, pour la mise en scène de nos vies, histoire de chercher du sens, de donner un semblant de théâtralité à nos existences terriblement pathétiques.
Tout le monde a-t-il la prétention de se croire différent ? Moi, je l’avais. Mais différent de quoi, au final ? De la plèbe ? J’ai tendance à croire que les sentiments sont universaux. Et que chacun pense être ou ressentir quelque chose de différent uniquement parce que personne n’a su poser de mots assez justes pour dire le ressenti universel. Voilà ce que nous sommes : des prétentieux en mal de vocabulaire.
Aujourd’hui, je suis furieuse, VDM.
LOL
Et vous ressentirez toute l’ironie de ce propos.
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EDIT:
Ca y est, la colère est passée. Maintenant, je suis juste triste. Juste triste.
Vous n’avez jamais eu l’impression d’avoir une idée si belle et si grandiose qu’aucun mot ne pourrait jamais l’exprimer ?
Impression que le simple fait de vouloir abaisser l’idée au rang de la syntaxe grammaticale la rend caduque de fait… Même les mots les plus justes, dignes des plus grands auteurs, contemporains ou pas, métamorphosent l’idée en une simple fonction de communication où son enveloppe devient sourde et insipide. Même si les mots gardent toujours une certaine poésie, qu’elle qu’en soit la langue, ils n’expriment jamais tout.
L’idée la plus belle, et c’est ça qui est dommage, c’est une idée qu’on ne peut pas faire autrement que la garder pour soi… La partager la pervertit.
.
Un jour, j’aurai le courage. Et je le ferai. Vivant à peine perdue, à bout de souffle, sur le fil. Loin de tout, de tous. Autarcie de l’âme. Un voyage au bout de soi, à défaut de le mener au bout de la nuit. Se découvrir. Mais fuir, quelque part, encore. Sans pour autant me prendre pour le Baryton de Céline, puisque ce n’est pas pour les mêmes raisons.
Ou je n’aurai jamais le courage. Mais j’aurai toujours un rêve, intact, sans risque de défaite. Et sans peur d’échouer. Douce lâcheté. Au risque de ne jamais vraiment se trouver, et savoir qui l’on est.
Que faut-il faire? Vivre ses rêves, ou se conserver une part d’ailleurs, sublimée? Parfois je me sens fatiguée, de courir après des rêves insensés. Mais ce sont eux qui tiennent mon âme éveillée.
Musique. Fat Freddy’s Drop.
Temps. Pluie lourde et chaude. Fenêtres ouvertes. Stores vénitiens baissés.
Lumière. Rouge. Luminions chinois.
Humeur. Mélancolique.
Le bruit de la pluie sur les carreaux. Larmes de ciel sur mes vitres.
Voilà que ma chère Pomme m’a tagguée à nouveau. Je me dois ainsi à mon tour de répondre à la question “C’est quoi le bonheur?”.
En voilà une dure question (ce qui est certes paradoxal pour un mot si doux). Je lui répondais la chose suivante:
“Je vais probablement paraître cynique, mais le bonheur ne serait-il pas une asymptote? Je le vois vraiment comme quelque chose vers quoi on tend, mais qu’on n’atteint jamais vraiment. Si on l’avait déjà, on arrêterait de chercher… mais alors, pourquoi continue t-on?! Parce qu’on ne l’a jamais vraiment, justement. Et au final, toujours avoir un but, c’est peut être pas si mal.”
Je suis quelqu’un de résolument optimiste, et souvent satisfaite des petites choses de la vie. Ecouter tomber la pluie. Glandouiller sous la couette, mes jambes emmêlées aux siennes. Observer les circonvolutions de la fumée de cigarette. Chanter “Where the streets have no name” à fond dans la voiture. Sentir un ronronnement de chat. Rouler sans but, vers la lumière, vers la mer. Sentir le soleil sur mes pieds. Me sentir un brin gaie après un ou deux verres de vin blanc. Lire à l’ombre d’un gros arbre un après-midi d’été. Regarder les étoiles la nuit, dans un parc, près de lui. Tellement tellement de choses qu’on ne peut pas même les compter.
J’aime toutes ces choses. Mais est ce que c’est ça, le bonheur?
J’aime me croire consciente de ce qui se passe autour de moi. J’aime à croire que j’ai de l’empathie. Et si la somme de toutes ces petites choses s’appelle le Bonheur, alors je trouve que c’est quelque chose de bien égoïste. Mais l’être humain est régit par ce qu’on appelle “la loi du mort kilométrique” qui fait qu’on est plus sensible à ce qui se passe dans son petit cercle, son environnement direct, et que plus les malheurs s’éloignent géographiquement, plus on est conscient de son bonheur à soi, car moins touché par le malheur des autres.
Alors, pour moi, le bonheur reste un absolu. Un but non pour soi, mais pour tous. Ca ne veut absolument pas dire que je ne serai pas heureuse, et que je ne saurai pas me contenter de ce que j’ai, non non. Je sais que tout ira bien.
Simplement, en visant très haut, on peut atteindre des sommets qu’on n’atteindrait jamais si on visait plus bas.
