You are currently browsing the monthly archive for février 2009.
Ca y est.
J’en ai marre.
J’ai atteint le point de non-retour. Ou presque.
L’envie de balancer des pelles dans la gueule de mon prochain, à défaut de lui tendre l’autre joue.
L’envie sauvage. Contenue, mais furieuse.
Je me sens comme un goût furibard de colère retenue. Un goût aux piments rouges.
.
J’exulte intérieurement à l’idée de claquer ma dém.
Je m’apitoie également sur mon incapacité notoire à franchir le pas.
Parce que j’en ai besoin, de ce foutu salaire. Quand bien même je fais bien plus que ce que je devrais accepter. La sensation que le proverbe « trop bon, trop con » me colle à la peau comme un chewing-gum Hollywood pourrait me coller aux tongs un 15 août.
.
Marre de devoir faire attention lorsque je marche dans la rue, parce que je n’ai pas de sécu, et encore moins les moyens de me payer l’hôpital.
Marre de me dire que je peux me faire virer du jour au lendemain, sans préavis aucun, d’autant que je n’ai encore plus de contrat depuis le 7 janvier dernier.
Marre de réaliser que ça fait deux ans que je bosse pour cette boite, dont 9 mois sans contrat.
Marre de me taper trois boulots à la fois, parce qu’on coupe les budgets, que mon assistante n’a pas été renouvelée, notre agence de comm non plus, et que donc je gère désormais les trois jobs à moi seule. Et bien sûr pour mon seul salaire.
Marre de me dire que même si je me fais virer, je n’ai pas droit aux allocations chômage. Et pas même au RMI. Juste mes yeux pour pleurer, et mes économies, en attendant.
Marre d’être précaire sans pour autant être libre.
Marre d’en avoir marre, et de ne jamais avoir les couilles de tout lâcher, une bonne fois pour toute.
.
J’ai juste peur. C’est con.
J’ai juste peur.
*râle, peste, grogne, ronchonne, trépigne*
