Typhon de force 8.

Je regarde la nature s’acharner sur les vitres de mon appartement. Assise sur le bord de la fenêtre, je suis du doigt les gouttes qui coulent, les rivières qui lavent cette séparation de verre qui m’isole du reste du monde.

Je regarde les arbres se tordre sous le vent, les parapluies se retourner sous la force du souffle qui nettoie cet air que je respire au quotidien. Je me sens si petite et si insignifiante.

Tout est si dérisoire, au final.

Ce parapluie qui s’envole, dans la tornade.

Cette silhouette courbée.

Vous.

Moi.

Ca.