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Qu’écrire pour justifier ce titre, construit sur un pathétique jeu de mot me permettant d’utiliser un vocabulaire augmentant le trafic sur ce blogue? (oui, parce que dans les tags apparaîtront forcément les mots onanisme et masturbation, cela va de soi).
Et bien, je me dois d’écrire la vérité. Et la vérité, aussi glacée et tranchante que la lame de rasoir qui m’a transpercée lorsque tu m’as quittée, c’est que le stoïcisme émotionnel m’a envahie. Autant vous dire que je suis à nouveau célibataire. Et que l’onanisme est désormais mon activité favorite.
Depuis que tu m’as quittée, abandonnée, laissée, je suis devenue un être incapable de compromis. Un être incapable de douceur. Un être incapable d’aimer, de comprendre, d’essayer. Alors, forcément, je ne peux leur en vouloir, à ces hommes qui ont eu le courage d’expérimenter ma mauvaise humeur chronique et mes crises existentielles répétitives. Je ne peux leur en vouloir de ne pas tenir bien longtemps. Je ne peux leur en vouloir, eux qui me reprochent de me servir d’eux pour épancher mes larmes, pour combler mon vide intérieur, physique, émotionnel, psychologique. Je ne peux leur en vouloir, parce que c’est vrai.
La masse de notre relation pèse sur mon cœur, sur mon estomac, sur mes reins, mes épaules, ma poitrine. Chaque parcelle de mon corps se souvient de ton poids sur moi. Chaque parcelle de mon corps est écrasée de ton souvenir.
Je me sens engluée. Dans mes contradictions. Dans la tourbe de mes sentiments persistants pour toi. Dans un tourbillon de pensées incessantes. Si seulement je pouvais cesser de penser. Vertige.
J’ai d’ores et déjà essayé pas mal de nations. Mais malgré les chocs culturels éventuels, pas de choc émotionnel. Je suis un roc ou plutôt une pierre ponce, qui flotte à la surface, à défaut de couler. Froide, grise, poreuse, je me laisse envahir par mon propre chagrin. Je me noie de mes larmes, me gorge de sel et d’amertume.
