Alors je vais vous la jouer Amélie Poulain.

Oui, oui, avec les « j’aime », « j’aime pas ».

Mais pas version greluche fanfreluchée.

Non, non, version franc jeu.

 

J’aime la chair crue. Préparée hein, mais crue. Le steak tartare, les carpaccios, les sushis, les sashimis.

J’aime les trucs un peu malsains. Les scènes de viol dans les films, même si ça me met un peu mal à l’aise, et bien je regarde quand même, avec une espèce de fascination qui me terrifie moi-même.

J’aime les musiques qui font pleurer toutes les larmes de son corps pendant des heures. Même si on a rien à pleurer. Mais l’auto apitoiement, c’est tellement bon.

J’aime donner l’avis inverse de ce que je pense, uniquement pour aller a contrario de mon interlocuteur. Me faire l’avocat du diable, en quelque sorte.

 

 

J’aime pas les fleurs qu’on découpe. Elles sont moches en deux jours, et l’eau dans le vase pue rapidement. Ca me flanque la nausée.

J’aime pas les trucs parfaits. Genre la Mainstreet de Disneyland. Faut que ça bouge, faut que ça sente fort les épices et la sueur, faut que ça crie un peu aussi.

J’aime pas les films trop intelligents. Ca me saoule. Même si les blockbusters me saoulent encore plus.

J’aime pas ne pas comprendre. Mais je me satisfais pleinement de ma propre médiocrité.

 

Enfin, la plupart du temps.